histoire de Point-Clos

 

 

 

L'HISTOIRE DU CAMP  

.  

     

          En fait de terrain militaire, Il s'agit à l'origine d'un petit camp isolé, dépendant des bases de Chartres puis de Tours, qui est essentiellement destiné à des missions d'observation aérienne. Au début de la guerre viendront provisoirement y stationner quelques bombardiers de la 31ème escadre.

 

Avion de reconnaissance Bréguet au sol, 1930 - Collection Vincent Lemaire

    

                                   31ème escadre de bombardement

          L'ensemble des pistes et installations occupe alors une centaine d'hectares, avec quelques bâtiments d'habitation dotés d'installations sanitaires, trois hangars en bord de piste et une soute à carburant de 2000 litres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

gael-camp-d-aviation.jpg  

1936

 

    le terrain et les hangars de Point-Clos vus du ciel - collection mairie de Concoret

 

Avions devant les hangars - collection Michel Muret  

 

Préparatifs de décollage - collection Michel Muret

 

Avions au sol - collection Michel Muret

Entraînement - collection Michel Muret

Le garage des autos - collection Michel Muret

Les hangars - collection Michel Muret

Au bord de la route, la cantine - collection Michel Muret

château d'eau et baraquements

débit café cidre "au rendez-vous des aviateurs" - collection Michel Muret

 

*

          Puis survient la seconde guerre mondiale. Sur ordre, les soldats français doivent l'abandonner avant l'arrivée des Allemands, en 1940, laissant derrière eux avions et matériel détruits.

          L'occupant voit une opportunité dans ce terrain isolé, loin de toute agglomération importante. Les Allemands réaménagent Point-Clos en l'agrandissant tant en longueur de pistes qu'en baraquements. Neuf nouveaux hangars sont construits afin d'y abriter des bombardiers, des transports de troupes et des planeurs. Des baraquements en bois s'ajoutent à quelques constructions en dur afin de loger les troupes de passage.

          L'aérodrome devient un terrain d'entraînement pour parachutistes spécialisés dans le largage à basse altitude ainsi qu'une école de pilotage pour une escadre de la luftwaffe destinée à l'Afrique, le Jagdeschwader 27.

 

chasseur messerschmitt 109 avec l'emblème du Jagdeschwader 27

planeur au décollage

Planeur

remorquage de planeur par un bombardier junker 87.

 

 

          Excepté les bombardements anglais, l'occupation de Point-Clos n'aura pas d'incidence sur la population civile. Le commandant du camp, Alfred Ernst, amateur de belles filles et de belles voitures, entretiendra des rapports pacifiques avec les populations locales et d'ailleurs n'exercera aucune représaille lors de son départ précipité en 1944, malgré la présence de troupes SS stationnées dans les environs. Seules les installations militaires seront détruites avant l'arrivée des Américains qui découvrent un champ de ruines le 3 août suivant. Parallèlement, les bombardements de la RAF ont sérieusement détérioré les pistes.

  

          Des éléments de l'escadre de chasse du  354th Fighter Group investissent le camp durant quelques mois de cette année 1944, avec pour mission de soutenir l'avancée des troupes alliées. Les pistes du camp sont partiellement réparées, quelques baraquements redressés, le reste consiste en un campement de toile.

 

mustang P38 américain du 354.

le plein d'un P38

 

          Après le départ des Américains fin 1944, l'aérodrome est confié, sans avions,  à la garde d'un petit groupe de militaires français, le temps de savoir ce que l'on va faire de Point-Clos. La décision tombera finalement au début des années 50 : le camp, devenu sans intérêt vu sa situation, doit être désaffecté. 

        Propriété des domaines, il sera rendu à la forêt sous le nom de "forêt domaniale de Gaël-Paimpont" ; alors les pistes sont plantées d'arbres ainsi que les espaces entre les casernements. Point-Clos tombe dans l'oubli.

          Il faudra attendre quelques décennies pour que la presse locale ne reparle de l'endroit mais pour une toute autre raison. Un SMICTOM de soixante-cinq communes a trouvé le site intéressant pour y établir un centre régional d'enfouissement de 600 000 tonnes de déchets venant des sept décheteries de Gaël, le Verger, Montauban, Porcaro, Montfort-sur-Meu, Caulnes et Plélan-le-Grand. Des associations de protection de l'environnement se déchaînent alors contre un tel projet, faisant pour un temps renaître dans les esprits le nom oublié de "Point-Clos".  

 

 

 

 

 

.  

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×